mercredi 13 avril 2022

Carthage Ou La Nouvelle Ville

Carthage  ou Carthago est une ville tunisienne située au nord-est de la capitale Tunis. Ce nom de Carthage provient du phénicien « Qart-Hadašt », qui signifie Nouvelle Ville, ce qui pourrait faire penser à Nouvelle Tyr.

Carthage est fondée par des colons phéniciens de Tyr en 814 av. J.-C. D'après la légende, ce serait la reine Didon  ou Élyssa, sœur du roi de Tyr, Pygmalion, qui fonda la cité. La reine aurait demandé au souverain voisin Hiarbas, un roi berbère, l'autorisation de fonder un royaume sur ses terres. Celui-ci lui offrit alors un terrain aussi grand qu'une peau de vache. La reine plus maligne fait couper une peau de vache en lanières très fines et trace les contours de Carthage. En référence à cette fondatrice mythique, les Carthaginois sont parfois surnommés les enfants de Didon dans la littérature.

La ville devient une puissance dominante en Méditerranée occidentale au IVe siècle av. J.-C. Les Carthaginois pratiquaient un culte polythéiste originaire du Moyen-Orient. Ils vénéraient en particulier Baal et Tanit. Rome les accusa longtemps de sacrifier des enfants (cérémonie du molk), ce qu'il convient de nuancer. Une hypothèse parmi d'autres suggère que le rituel d'incinération avait surtout pour objectif de renvoyer l'âme des enfants défunts par le plus court chemin vers Ba'al Hammon à une époque où la mortalité infantile était plus qu'importante malgré les progrès en matière d'hygiène.

D'après d'autres sources, le sacrifice d'enfants bien vivants, généralement l'aîné des familles de notables, dans le but de prouver la sincérité de leur dévouement à Carthage, semble avoir initié la coutume de ces derniers d'adopter un enfant d'esclave pour cet usage.

Ce sont les Carthaginois qui introduisent le glaive court en fer dans le bassin méditerranéen, car jusqu'alors, les guerriers s'affrontent à l'aide de lances et de frondes. Carthage conquiert l'Hispanie ainsi que la Sicile où elle se heurte aux Romains.

La cité antique de Carthage est au cœur du roman Salammbô, écrit en 1862 par Gustave Flaubert, qui se déroule à l'époque d'Hamilcar Barca, c'est-à-dire lors de la jeunesse d'Hannibal Barca. Les Carthaginois sont battus par le général Scipion, surnommé l'Africain, allié au roi numide Massinissa (bataille de Zama).

En effet, une série de trois conflits entre les deux puissances, les guerres puniques. Les Romains nomment les Carthaginois Poeni, débutent au IIIe siècle av. J.-C. et se terminent avec la victoire de Rome et la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., après un siège de quatre ans.

HISTOIRE DE CARTHAGE

ans le cas de Rome, son ennemie mortelle, le nom de la ville englobe tous les territoires soumis à sa juridiction.

Le terrain sicilien est le lieu d'affrontement des Puniques et des Grecs dans le long cycle des guerres siciliennes aux Ve-IVe siècles av. J.-C. La même île est à l'origine de la première du cycle des guerres puniques entre la République romaine et le pouvoir carthaginois et s'achève par la défaite de ce dernier. La cité parvient à se relever, en particulier du fait de conquêtes dans la péninsule Ibérique, mais la Deuxième guerre punique avec l'épopée d'Hannibal Barca s'achève aussi par la défaite et la fin de l'impérialisme carthaginois. Le dernier conflit est inégal, même si la cité résiste trois ans avant d'être anéantie.

Après la destruction de 146 av. J.-C., la cité est reconstruite par les vainqueurs et rebaptisée Colonia Iulia Karthago, même si elle ne regagne jamais l'importance qui fut la sienne : elle retrouve cependant une certaine aura au travers de son rôle de capitale proconsulaire puis de son rôle important dans la diffusioL'histoire de Carthage n'est guère facile à étudier du moins dans sa composante phénico-punique en raison de son assujettissement par les Romains à la fin de la Troisième guerre punique en 146 av. J.-C. Il ne reste en effet que peu de sources primaires carthaginoises et celles disponibles soulèvent davantage de questions qu'elles n'aident à la compréhension de l'histoire de la ville qui se posa en rivale de Rome.

Certains textes puniques ont été traduits en grec ou en latin, comme des inscriptions sur des monuments d'Afrique du Nord1. Cependant, la majorité des sources reste disponible par le biais d'auteurs grecs et romains : Tite-Live, Polybe, Appien, Cornélius Népos, Silius Italicus, Plutarque, Dion Cassius et Hérodote. Ces auteurs proviennent de cultures souvent en rivalité avec Carthage : les Grecs lui disputèrent la suprématie en Sicile2 et les Romains entrèrent en guerre contre la cité3. Ces sources rédigées par des étrangers ne sont donc pas toujours dénuées de préjugés. Toutefois, des excavations récentes ont mis au jour des sources primaires plus fiables, même si elles restent insuffisantes4 ; le produit de certaines fouilles confirme des aspects de la vie à Carthage telle que la décrivaient les auteurs anciens, mais d'autres non, beaucoup de découvertes restant encore peu probantes.

Comme tous les comptoirs phéniciens, Carthage doit, en signe d'allégeance et de piété, verser un tribut à Tyr. Cependant, le déclin de cette dernière face à la progression des Grecs aurait incité la cité punique à prendre son indépendance au cours de la seconde moitié du viie siècle av. J.-C. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois se seraient installés aux îles Baléares, selon une interprétation d'un texte de Diodore de Sicile5, puis dominent l'ouest de la Sicile, le sud de la Sardaigne et, alliés aux Étrusques, repoussent les Grecs hors de Corse lors de la bataille d'Alalia de 540-535 av. J.-C. Ils contrôlent alors la totalité du commerce et de la navigation en Méditerranée occidentale et possèdent de nombreux territoires à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Afrique : Maurétanie, Numidie, Ibérie, Ibiza, Sicile, Sardaigne et Corse. Comme dn du christianisme. À partir de la conquête vandale, la cité occupe cependant un rôle de plus en plus secondaire, le Moyen Âge voyant, sinon sa désertion, du moins une faible occupation du site.

CIVILISATION DE CARTHAGE

La civilisation carthaginoise ou civilisation punique est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l'origine de l'une des plus grandes puissances commerciales, culturelles et militaires de cette région dans l'Antiquité.

Fondée par des Phéniciens sur les rives de l'actuelle Tunisie et plus précisément dans le golfe de Tunis en 814 av. J.-C., selon la tradition la plus couramment admise, Carthage a pris peu à peu l'ascendant sur les cités phéniciennes de la Méditerranée occidentale, avant d'essaimer à son tour et de développer sa propre civilisation. Celle-ci est cependant moins connue que celle de la Rome antique, en raison de la destruction de la cité par l'armée romaine à la fin de la Troisième guerre punique en 146 av. J.-C., une fin relatée par des sources gréco-romaines qui furent largement et durablement relayées dans l'historiographie. Bien que décriée au travers de la célèbre punica fides, préjugé issu d'une longue tradition de méfiance envers les Phéniciens à partir d'Homère, cette civilisation suscita néanmoins des avis plus favorables :

Cette civilisation résulte du mélange de la culture autochtone, constituée par les Berbères en Afrique, et de la culture qu'apportèrent avec eux les colons phéniciens.

Il n'est ainsi pas aisé de distinguer ce qui relève des Puniques de ce qui relève des Phéniciens dans le produit des fouilles archéologiques, dont le dynamisme depuis les années 1970 a ouvert de vastes champs d'études où apparaît l'unité de cette civilisation en dépit de particularismes locaux. Malgré ces progrès, de nombreuses inconnues sur la civilisation non-matérielle perdurent en raison de la nature des sources écrites : toujours secondaires car toute la littérature punique a disparu, lacunaires et souvent subjectives car issues des peuples ayant eu à les combattre, Grecs et Romains.

samedi 4 décembre 2021

الحضارة والاثر

يقول ابن خلدون في مقدمته إن التاريخ في ظاهره لا يزيد عن الإخبار ولكن في باطنه نظر وتحقيق..




عرفت تونس تاريخا يعود لعهود سحيقة منذ ظهور الإنسان في المنطقة التي تعرف اليوم بتونس إلى فترة ما قبل التاريخ وقد عثر على آثار نشاط إنساني يعود إلى العصر الحجري القديم بجهة القطار بقفصة وتُعدّ الحضارة القبصية أول مظاهر المجتمعات الإنسانية المنظمة بالمنطقة. وتواتر توافد البربر الأمازيغ مع هجرة الشعوب الليبية والأفريقية آنذاك

وعرفت تونس تعاقب العديد من الحضارات لانفتاحها الطبيعي وسهولة تضاريسها.ثم استقبلت الفينيقيين الذين اسسوا حضارة قرطاج التي تركت أثرا تاريخيا عظيما ثم سيطر الرومان على قرطاج بعد الحروب البونيقية إلى حدود القرن الخامس ميلادي، ثم الفاندال ثم البيزنطيون فالعرب ثم الأتراك والاحتلال الفرنسي
 

samedi 19 juin 2021

Les Hafside


Les Hafsides sont une dynastie d'origine berbère masmoudienne qui gouverne puis règne sur l'Ifriqiya entre 1207 et 1574.

L'empire hafside soumet l'Algérie médiane, allant même jusqu'à imposer sa suzeraineté au royaume de Tlemcen, au Maroc septentrional et à l'Espagne des Nasrides de Grenade. Sa capitale, Tunis, fut largement dotée d'édifices religieux et administratifs et devint un grand centre commercial ayant des relations avec la Catalogne, la Provence et les cités marchandes italiennes ; les communautés chrétiennes de ces pays se développèrent à Tunis ; Abou Zakariyyā entretint des rapports cordiaux avec le roi d'Aragon, cependant que des musulmans d'Espagne ou les Andalous  venaient se refugier en Ifrīqiyya.

C'est sous leur règne que Tunis prendra de l'importance, à la suite de l'installation des souverains dans la ville, au détriment notamment de Kairouan.

Étroitement liés aux Almohades, au nom desquels ils gouvernent l'Ifriqiya à partir de 1207, les Hafsides deviennent indépendants sous Abû Zakariyâ Yahyâ en 1236 et se maintiendront au pouvoir jusqu'à l'annexion de la Tunisie par l'Empire ottoman en 1574.

 


vendredi 18 juin 2021

Le royaume de Sicile

 

Le royaume de Sicile (en italien : Regno di Sicilia), également appelé royaume normand de Sicile, est un État créé en 1130 par Roger II, incluant l'île de Sicile, la Calabre, les PouillesNaples et pour un temps limité, des territoires en Afrique.

Ce royaume, dont la capitale était Palerme, s'est maintenu jusqu'à l'unification de l'Italie en 1861 ; il a été dirigé par plusieurs dynasties : les Normands, issus de Roger II, les Hohenstaufen, descendants de Frédéric de Souabe, les Angevins, les Aragonais et les Bourbons.

Il a parfois été séparé entre deux entités, ayant pour capitales Palerme (Sicile insulaire) et Naples (Sicile péninsulaire).

 


Le Califat fatimide

 

 

Le Califat fatimide était un califat islamique chiite fondé en 909 par Ubayd Allah al-Mahdi, appartenant à la dynastie des Fatimides qui régna, depuis l'Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l'Égypte (entre 969 et 1171). Il englobait une grande partie de l'Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen-Orient.

Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens — pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d'Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam Mahomet et de Fatima Zahra, fille du prophète, les Fatimides considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L'établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce aux Berbères Ketamas, grande tribu qui était établie à l'est de l'actuelle Algérie et renversa le pouvoir local aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s'établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable.

 

Les Aghlabides

Les Aghlabides ou Banu al-Aghlab sont une dynastie d'émirs de la tribu arabe des Banu Tamim, qui gouvernent l'Ifriqiya (actuelle Tunisie, est de l’Algérie et la Tripolitaine) nominalement, au nom du calife abbasside, à partir de 800, puis la Sicile, après sa conquête, jusqu'à son renversement par le nouveau pouvoir des Fatimides, en 909. 

Les Omeyyades

 

 

Les Omeyyades sont une dynastie arabe qui gouverne le monde musulman de 661 à 750 puis al-ʾAndalus de 756 à 1031. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayyah ibn ʿAbd Šams, grand-oncle du prophète Mahomet. Ils font partie des clans les plus puissants de la tribu de Qurayš, qui domine la Mecque.

Après s'être initialement opposés à Mahomet, à l'exception notable de ʿUtṯmān ibn ʿAffān, ils finissent par embrasser l'islam et à rester proches du pouvoir. ʿUṯmān devient le troisième calife bien guidé en 644, tandis que différents membres du clan sont nommés à des postes plus ou moins importants. À la suite de l'assassinat de ʿUṯmān et de la Grande discorde qui s'ensuit, Muʿāwiyah ibn ʾAbī Sufyān, de la branche soufyanide des Omeyyades et gouverneur de Syrie, s'oppose à ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, quatrième calife bien guidé. Ce dernier est assassiné après quatre ans de règne et Muʿāwiyah s'empare du pouvoir et fonde le Califat omeyyade en 661, avec pour capitale Damas. Le centre du monde musulman bascule alors vers la Syrie.

En 683, le Califat passe aux mains de la branche marwanide des Omeyyades. Les Marwanides étendent les frontières du Califat de l'Indus jusqu'au delà des Pyrénées, en Septimanie (Gaule), entrant en guerre à plusieurs reprises notamment avec l'Empire byzantin et l'Empire khazar, et faisant disparaître le Royaume wisigoth. Néanmoins, l'étendue du Califat le fragilise et un mouvement assez hétéroclite, dirigé par les Abbassides, finit par faire chuter et remplacer le Califat omeyyade en 750. La plupart des membres de la dynastie sont tués, mais l'un des survivants, ʿAbd ar-Raḥmān ibn Muʿāwiyah, réussit à fuir en al-ʾAndalus et fonde un nouvel État à Cordoue, cinq ans plus tard.

Les Omeyyades de Cordoue prospèrent pendant près de deux siècles et, en 929, l'émir ʿAbd ar-Raḥmān III se proclame calife, rejetant ainsi l'autorité spirituelle du Califat abbasside. Cet âge d'or est plutôt bref et une guerre civile finit par faire chuter la dynastie en 1031 et morceler al-ʾAndalus en une multitude de taïfas.

Les Omeyyades, en général, souffrent d'une mauvaise réputation dans l'historiographie musulmane1. Leurs adversaires leur reprochent essentiellement d'avoir transformé le califat d'une institution religieuse en une institution dynastique et héréditaire, mais aussi d'avoir versé le sang de la famille de Mahomet.